Urgence protection mosquée

Profanation de la Mosquée d’Aubagne, le CCIF en appelle aux pouvoirs publics


L’équipe de Contre-attaque(s)

Une tête de sanglier a été découverte jeudi 16 octobre accrochée à la grille d’enceinte de la mosquée d’Aubagne (Bouches-du-Rhône), à une vingtaine de kilomètres de Marseille. Le CCIF, collectif contre l’islamophobie en France, en appelle à la mobilisation des citoyens et des politiques.

Cette profanation vient s’ajouter à la quarantaine d’attaques recensées par le CCIF depuis le premier janvier 2015 à l’encontre des mosquées. La semaine dernière, c’est la mosquée de Béziers qui avait été victime de tags islamophobes. Dans son communiqué, le CCIF craint pour la sécurité des musulmans et de lieux de cultes. "Le CCIF dénonce cet acte odieux et apporte son soutien à la communauté musulmane d’Aubagne ainsi qu’aux responsables de la Mosquée. Les musulmans de la ville craignent désormais de nouvelles attaques, et se sentent de plus en plus menacés. Après les têtes de sangliers, les tags, les jets de lardons, et les incendies criminels, que faudra-t-il pour que les pouvoirs publics prennent conscience de l’ampleur du problème et se mobilisent au travers d’une véritable condamnation de ses violences ?"

A cette occasion, l’association rappelle son plan de sécurisation des lieux de cultes. Elle en appelle à l’article L.111-1 Code de la sécurité intérieure :

En effet, l’article L.111-1 Code de la sécurité intérieure dispose que « La sécurité est un droit fondamental et l’une des conditions de l’exercice des libertés individuelles et collectives. L’Etat a le devoir d’assurer la sécurité en veillant, sur l’ensemble du territoire de la République, à la défense des institutions et des intérêts nationaux, au respect des lois, au maintien de la paix et de l’ordre public, à la protection des personnes et des biens. Il associe à la politique de sécurité, dans le cadre de dispositifs locaux dont la structure est définie par voie réglementaire, les collectivités territoriales et les établissements publics de coopération intercommunale ainsi que les représentants des professions, des services et des associations confrontés aux manifestations de la délinquance ou œuvrant dans les domaines de la prévention, de la médiation, de la lutte contre l’exclusion ou de l’aide aux victimes ».

Tous ces évènements démontrent l’urgence d’une intervention des autorités publiques afin de protéger efficacement les sites accueillant les musulmans et de l’extension du plan de sécurisation des personnes et des biens introduit notamment en 2002 par l’ancien ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy. De même, le Chef de l’État, François Hollande, avait également précisé que la protection des lieux de culte allait être renforcée.

Ainsi, à titre de prévention et en vertu de vos compétences en matière de maintien de l’ordre public, nous vous sollicitons afin d’étendre l’application du plan de sécurisation des édifices du culte, des lieux de sépulture et des centres éducatifs et sociaux à caractère confessionnel notamment en dotant ces sites d’un dispositif de protection surveillance.

Un modèle de lettre-type est proposé aux mosquées afin de faire une demande officielle de protection aux préfets. La campagne Urgence protection mosquée lancée depuis les attentats du 7 janvier est l’occasion pour le CCIF de rappeler les bonnes pratiques aux associations cultuelles en cas de profanation.

Contre-attaqueR

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